La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale L'Union Africaine et l'Union Européenne

Cycle RECAMP V

Exercice Sawa 2006

Articles de presse

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Cet article est repris intégralement sur le site de Panapress.

La France lance le RECAMP V au siège de l`UA

Addis Abeba, Ethiopie, 20/06 - La France et l`Union africaine (UA) ont lancé lundi à Addis Abeba, un programme conjoint pour le renforcement des capacités militaires des pays membres de la Communauté économique des Etats de l`Afrique centrale (CEEAC).

Baptisées RECAMP V, ces manoeuvres militaires sont mises en oeuvre dans le droit fil de la politique de sécurité et de défense de la république française visant le renforcement des capacités africaines. Elle dureront 18 mois.

C`est en 1997 que la France avait initié le Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP) afin de répondre à la volonté de plus en plus marquée des pays africains de prendre en charge leurs propres problèmes de sécurité.

"L`Union africaine est intéressée par toute initiative ayant pour objectif de renforcer nos capacités dans le domaine du maintien de la paix", a déclaré Said Djinnit, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l`UA, qui a donné le coup d`envoi du RECAMP V.

Il a affirmé que l`UA, comme l`OUA avant elle, est fortement impliquée dans les programmes du RECAMP et qu`elle avait participé en observateur aux exercices précédents qui avaient eu lieu en Afrique.

"L`UA met présentement en place une mission pour soutenir les opérations de paix dans la région du Darfour, dans l`Ouest du Soudan. Nous nous préparons également à déployer une mission en Somalie", a ajouté M. Djinnit.

"Nous avons le devoir de ne pas rester indifférents à ce qui se passe dans d`autres parties de l`Afrique. Nous voulons créer notre propre structure continentale de maintien de la paix car nous avons pour objectifs communs la sauvegarde de la paix et de la stabilité, qui sont des préalables au développement de notre continent", a-t-il dit déclaré.

Le représentant de l`Union européenne (UE) à la cérémonie de lancement des manoeuvres, M. Aldo Ajjelo, a affirmé qu`il assistait à une évolution très importante dans le partenariat UA/UE.

Au moment de la transformation de l`Organisation de l`Unité africaine en Union africaine (UA), a-t-il rappelé, de nombreux sceptiques estimaient qu`il ne s`agissait que d`un changement de nom et pas de méthode.

"Trois ans plus tard, nous avons la preuve que les sceptiques avaient tort. Beaucoup de progrès ont été réalisés dans tous les domaines, en particulier pour ce qui concerne la paix et la sécurité en Afrique", a-t-il affirmé.

M. Ajjelo a noté que le processus de paix burundais, qui traînait en longueur, avait finalement donné des résultats, avec l`intégration de l`armée nationale, constituée sans tenir compte des clivages ethniques.

Pour ce qui concerne le Darfour, il a déclaré que la crise dans cette région de l`ouest du Soudan a "ébranlé les sentiments de tout un chacun", mais "le rôle joué ici par l`UA est important".

Au nom de l`UE, M. Ajjelo a promis de "ne ménager aucun effort pour encourager l`UA" après avoir mobilisé 5 milliards d`euros afin de renforcer les opérations de paix entreprises par l`UA.

"Notre mission ne s`arrêtera pas ici. Il existe d`autres voies qui ont été explorées pour garantir l`efficacité car il s`agit d`un nouveau pas de l`UA pour maintenir la sécurité", a-t-il déclaré.

Rappelant sa participation aux efforts de maintien de la paix et de la diplomatie préventive au Mozambique, M. Ajjelo a déclaré que c`est alors que l`ONU avait réalisé qu`elle n`était pas capable de gérer les situations de conflit en Afrique.

"Nous avons réalisé que les organisations régionales sont mieux outillées pour faire face à ces situations.

"Nous avons décidé de mettre en oeuvre le concept de partenariat et d`appropriation des processus de paix, mais il fallait fournir un appui financier, logistique et technique à l`UA", a-t-il expliqué.

M. Ajjelo a déclaré que des projets tels que le RECAMP devaient être élargis pour aller au-delà des simples déclarations de principe, avec l`implication d`autres pays industrialisés qui aideraient à renforcer les capacités de l`Afrique.

Même si le RECAMP visait, dans son principe, à renforcer les capacités africaines de maintien de la paix et de la sécurité en situation de crise, un officier de l`Armée française estime qu`"il représente aussi un instrument qui devrait être utilisé sur le terrain par le biais de la formation, car les crises ont des aspects multidimensionnels".

Dans le cadre de ce RECAMP IV, qui avait pris fin en décembre 2004, au Bénin, sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO), plus de 2.000 militaires avaient bénéficié d`une formation.

C`est la CEEAC qui accueille le RECAMP V pour la période 2005/2006.

Sa phase de planification aura lieu au Cameroun, avant le lancement des séminaires et exercices militaires sur le terrain qui se concentreront dans la zone géographique définie.

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