Exercice Sawa 2006
Le document original peut être consulté sur le site officiel de la République du Congo Brazzaville.
La CEEAC élabore une stratégie politico militaire en faveur de la paix
La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a été choisie comme région au sein de laquelle vont se dérouler les différentes étapes du cinquième cycle du Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP V). Le secrétaire général de la CEEAC, le général Louis Sylvain-Goma a évoqué le processus décisionnel au niveau de la stratégie politico militaire en élaboration au sein de la communauté.
Présentant l'Institution sous régionale, le général Sylvain-Goma a rappelé que la CEEAC a été instituée par un traité en 1983. Son secrétariat général est devenu opérationnel en 1985. La CEEAC comprend 11 Etats membres et utilise 4 langues officielles dont le Français, l'Anglais, le Portugais et l'Espagnol. Depuis la relance de la CEEC en 1998, la communauté s'emploie dans la création de nouvelles stratégies de renforcement de la paix.
Elle a connu une période d'instabilité au début des années 90. Sur les 11 Etats membres composant la communauté, 7 ont connu les conflits armés ayant affaibli le tissu économique et social de la région. La CEEAC représente un espace communautaire de plus de 120 millions d'habitants.
«Pendant cette période d'hibernation, et sur demande de certains Etats membres, l'ONU a mis en place le comité consultatif permanent des Nations Unies sur les questions de paix en Afrique centrale. Ce comité a pris beaucoup d'initiatives qui ont conduit progressivement à la création des conditions de confiance entre les Etats», a expliqué M. Sylvain-Goma.
Au moment de sa relance, la CEEAC s'est fixée une autre mission qui consiste à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afrique centrale. Depuis 2005, la CEEAC apporte un appui à tout Etat membre qui exprime le besoin.
«Ces trois missions mettent en relief les relations qui existent entre la politique, l'économie, la paix, la sécurité et la stabilité. Le développement d'un pays a besoin de la paix mais, il existe des conditions économiques et sociales de la paix. Ces missions montrent aussi la nécessité de bien gérer les relations entre le politique et le militaire, donc les relations entre les civils et les militaires», a confié M. Sylvain-Goma.
S'agissant du processus décisionnel en élaboration au niveau de la CEEAC, M. Sylvain-Goma a signifié qu'au regard du traité instituant la communauté, les processus décisionnels en cours prennent appui sur les instances comme la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement des pays membres et le Conseil des ministres. Les chefs d'Etat et de Gouvernement décident en général sur la base des recommandations du Conseil des ministres.
Le Conseil des ministres soumet à la Conférence des chefs d'Etats les rapports de la Commission consultative regroupant les experts des Etats membres. En cas de situation grave, le Président en exercice de la CEEAC peut prendre une décision après avoir consulté ses homologues. Le Secrétaire général peut également prendre des décisions, en application des textes en vigueur, pourvu qu'elles n'engagent pas les Etats membres.
L'Afrique centrale possède des instruments intervenant dans les questions de paix et de sécurité. Ces questions sont réglées par le Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale dont les principaux moyens de mise en œuvre sont le Mécanisme d'alerte rapide de l'Afrique Centrale (MARAC) et la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC). Le processus décisionnel interne à la CEEAC, en cours d'élaboration prévoit la veille stratégique, dont le principal rôle est joué par le MARAC, en identifiant les menaces et les risques de rupture de paix.
De nombreux instruments juridiques ont été adoptés, parmi lesquels le Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX), crée en février 1999 à Yaoundé (Cameroun) ; la Déclaration de Bata (Guinée Equatoriale) sur la promotion de la démocratie, de la paix et du développement durable adoptée le 21 mai 1998 ; le Pacte d'assistance mutuelle entre les Etats membres de la CEEAC, ratifié à Malabo (Guinée Equatoriale) par 8 Etats membres.
| Page valide XHTML 1
Strict | ©2005-2007 Etat-Major InterArmées de Force et
d'Entraînement