La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale L'Union Africaine et l'Union Européenne

Cycle RECAMP V

Exercice Sawa 2006

Articles de presse

Le document original peut être consulté sur le site officiel de la République du Congo Brazzaville.

RECAMP V : vers l'engagement d'une Force et des Actions de sortie de crise en Afrique
Reportage Rosalie Guielle, CSA

Le séminaire politique et stratégique du 5ème cycle du renforcement des capacités africaines pour le maintien de la paix (RECAMP V) s'est achevé le 20 mai 2006 à Brazzaville. Les travaux ont été sanctionnés par la rédaction d'une Directive de planification destinée aux officiers planificateurs des opérations de RECAMP V. Ces travaux ont été réalisés par les officiers de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), représentés par tous les pays membres; la CEEAC abritant la partie stratégique du cycle.

La cérémonie de clôture de la rencontre de Brazzaville a été marquée par une conférence de presse animée conjointement par le directeur du RECAMP V pour la partie française, Roger Renard, et le chef d'état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général Charles Richard Mondjo.

«Nous avons abouti à la signature de la directive initiale de planification par le Secrétaire Général de la CEEAC, Louis Sylvain-Goma», a fait savoir le général Renard. M. Sylvain-Goma est l'autorité politique mandante parce qu'il a la délégation des Chefs d'Etats en matière de sécurité commune et collective.

Le directeur du cycle 5 de RECAMP a fait le bilan des travaux. Placé sous le thème «L'engagement d'une Force et les actions de sortie de crise», le séminaire de Brazzaville prévoyait des échanges entre hautes responsabilités civiles et militaires au niveau stratégique et l'élaboration des concepts fondamentaux des opérations de soutien de la paix, ainsi que la directive relative à l'exercice multinational SAWA 2006, qui aura lieu en novembre prochain au Cameroun, dans le cadre de RECAMP V.

Selon le général Renard, le processus de planification est élaboré de telle façon que l'on construise des documents précis. «On démarre avec une directive politique clarifiant ce qu'on se prépare à faire. Nous débouchons sur une directive initiale de planification qui rentre dans le détail et qui est élaborée par les officiers d'état-major à partir des analyses faites d'un certain nombres de documents : une résolution de l'ONU, une directive politique, l'analyse de la situation sur le terrain ; tous ce qui est de nature à pouvoir influencer l'opération dans sa préparation et son déroulement», a-t-il expliqué. Ce document comporte un exposé de la situation, reprenant dans les détails toutes les conséquences au plan politique, humanitaire, sociétal.

Le séminaire de Brazzaville a permis aux responsables civils, militaires et diplomates de s'exprimer et de donner des orientations aux militaires, organisations de police et des institutions civiles ; de discuter sur des problématiques rencontrées aujourd'hui sur toutes les formes de crise. Parmi ces problèmes figurent des questions humanitaires ; sécuritaires ; de désarmement, de démobilisation et la réinsertion (DDR).

«Ce séminaire a parfaitement atteint ses objectifs dans ce domaine. Nous avons eu des interventions de très hauts niveaux par des personnalités impliquées sur la scène internationale, que ce soit dans les organisations internationales mais aussi au niveau politique ; de l'Union Africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC)», a affirmé le directeur de RECAMP V.

Le général Renard a rappelé que le concept RECAMP s'appuie sur trois piliers, notamment le séminaire politique et stratégique, la conférence stratégique qui se tiendra à Libreville (Gabon) du 22 au 24 mai prochain, et l'exercice SAWA 06.

Le chef d'état-major des FAC a souligné que le RECAMP n'était qu'un concept, une manière, une démarche pour préparer les cadres civils, militaires et politiques, les Organisations non gouvernementale (ONG) et la société civile, à aborder les questions de sécurité qui se posent à l'Afrique, en vue de leur résolution. «Au-delà de tout, RECAMP réaffirme le rôle de l'autorité politique dans la gestion des forces de sécurité», a-t-il insisté.

S'agissant de l'apport de ses assises au Congo, M. Mondjo a déclaré que «le Congo a obtenu quelque chose de particulier. C'est le fait que des ONG, des cadres civils et militaires se soient retrouvés pour discuter des concepts qui englobent notre vécu quotidien et notre avenir commun».

Visant à accroître les capacités politiques et militaires des pays et des organisations africaines afin de leur permettre de concevoir et de mener des opérations de maintien de la paix sur le continent, le programme RECAMP consiste à appuyer la formation, l'entraînement et l'équipement de forces africaines susceptibles d'assurer des missions de paix en Afrique.

L'on souhaiterait que dans les cycles à venir le programme RECAMP puisse tourne sa politique vers des programmes de développement. Car les pays africains n'ont pas que des conflits armés à résoudre, mais aussi des défis de développement à relever.

Get Firefox en français | Page valide XHTML 1 Strict | ©2005-2007 Etat-Major InterArmées de Force et d'Entraînement